Passer de la mort à la vie
par Michel Texier

Luc 1:30-33: L’ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin.
Luc 2:33-35: Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées.

Durant les fêtes de Noël, en tant que chrétiens, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à l'espérance qui résulte de l'annonce de cette bonne nouvelle faite à Marie, mais aussi à l'humanité tout entière. Il y a un peu plus de deux mille ans, notre Créateur a choisi de s'incarner, Il a choisi de s'identifier, et Il a choisi de sauver. Depuis, des millions et des millions d'âmes sur la Terre acceptent par la foi l'Evangile de la grâce. Alors que le cœur de l'homme est plus sale qu'une étable, Jésus ressuscité fait, jour après jour, Sa demeure dans toute âme qui souhaite L'accueillir.

Lorsque nous lisons les passages de la Bible qui décrivent les prophéties faites à Marie, nous ne pouvons qu'être émerveillés par la description qui est faite de Celui qui allait être son fils dans la chair. Quel parent, croyant de surcroît, n'aimerait pas entendre de si belles choses à propos de ses enfants. L'une de ces prophéties, néanmoins, laisse présager beaucoup de souffrances pour cette future maman. Siméon entrevoit en effet, par l'Esprit du Seigneur, qu'une épée allait transpercer l'âme de celle qui allait porter le Messie dans son sein durant neuf mois. Oui, la souffrance qui résulte de la croix allait être nécessaire pour que le relèvement de plusieurs en Israël ait lieu.

Ce processus divin emprunte parfois le même chemin dans notre vie. Nous entendons la Bonne Nouvelle, nous croyons, et un Noël se lève dans notre cœur. Mais les Ecritures nous enseignent également qu'il y a la Pâque, le "passage" en hébreu. Ce qui semble être une malédiction, et qui est assurément une souffrance, est le moyen par lequel le Seigneur nous ouvre une porte vers le Ciel. Ce qui semble amer dans un premier temps devient doux. Nous bénéficions ainsi, par notre soumission à la volonté de Dieu, du résultat de notre crucifixion avec Christ. Il y a Noël, il y a la Pâque, et il y a aussi, Dieu soit loué, la Pentecôte — une fontaine d'eau vive suscitée par l'Esprit de l'Eternel. Aussi, en cette nouvelle année qui commence, acceptons d'être près de la croix, afin d'être près du Fils : Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala (Jean 19:25).