Les eaux redescendent toujours
par Michel Texier

Genèse 8:5: Les eaux allèrent en diminuant jusqu’au dixième mois. Le dixième mois, le premier jour du mois, apparurent les sommets des montagnes.

Lorsque nous pensons à certains événements décrits dans la Bible, une première idée, ou une première impression, y est souvent associée. En lisant les chapitres 6 à 9 de la Genèse par exemple, nous pensons immédiatement au déluge, c'est-à-dire au jugement qui a eu lieu sur la terre au temps des patriarches. Pourtant, cette période de l'histoire humaine nous parle aussi d'une autre chose: de la grâce de Dieu manifestée à Noé et à sa descendance, descendance dont nous faisons partie. S'il est vrai que ces trois chapitres des Ecritures révèlent la colère de Dieu contre le péché, ils nous enseignent aussi sur la provision que l'Eternel offre à tous ceux qui veulent se confier en Lui. Ces deux façons de voir les choses dépendent en grande partie de la façon dont nous nous voyons en présence de notre Seigneur: sommes-nous des êtres humains coupables devant Lui ou des croyants grâciés devant leur Père? Selon la position que nous croyons être la nôtre, une évaluation différente sera faite des situations de notre existence. Combien de fois, en présence de moments difficiles, avons-nous l'impression que Dieu est contre nous? Combien de fois adoptons-nous une position de coupables, certains d'être confrontés à la colère divine?

Après plusieurs semaines de déluge, Noé et sa famille se sont retrouvés "prisonniers" dans l'arche, toute la terre ayant été engloutie sous les eaux. Ils étaient sauvés, certes, il ne pleuvait plus, certes, mais ils ne pouvaient jouir pleinement du salut qui leur avait été offert tant que la mer ne serait pas redescendue. Là encore, Noé et sa famille avaient besoin de croire que l'Eternel avait en réserve une solution pour leur vie. Et cette solution viendra, par la diminution des eaux de la surface de la terre. Mais elle viendra au bout d'un an…

En tant que chrétiens, nous rencontrons parfois des expériences similaires: nous sommes sauvés, nous le croyons vraiment, mais, à cause d'une souffrance, d'une épreuve ou d'une déception, il semble que la félicité ne se présentera que dans la vie à venir, quand nous ne serons plus dans ce corps de mort (Romains 7:24). En attendant, nous nous nourrissons des promesses à venir tout en ayant l'impression d'être dans la geôle de nos adversités, et sans toujours croire que cette vie présente a en réserve quelque chose de bon. Pourtant, le Seigneur est capable de faire baisser les eaux de notre désarroi. Pour cela, il nous faut lever les yeux vers Lui, prier sous la conduite du Saint-Esprit, tout comme Noé a envoyé la colombe. Et un jour, même ici-bas, une direction nous sera donnée pour que nous puissions poser le pied sur la terre ferme des promesses, là où un territoire nous est destiné: Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse (Josué 1:3).

Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante de son pied, et elle revint à lui dans l’arche, car il y avait des eaux à la surface de toute la terre. Il avança la main, la prit, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche. Il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche. La colombe revint à lui sur le soir; et voici, une feuille d’olivier arrachée était dans son bec. Noé connut ainsi que les eaux avaient diminué sur la terre. Il attendit encore sept autres jours; et il lâcha la colombe. Mais elle ne revint plus à lui. (Genèse 9:8 à 12)