Abraham ! Abraham !
par Michel Texier

Un point commun que nous retrouvons dans toutes les Ecritures, c’est la persévérance de Dieu à vouloir nous parler. En Genèse 3:9 par exemple, et alors qu’Adam et Eve se cachent après avoir choisi de croire en la parole du serpent, nous lisons: Mais l’Eternel Dieu appela l’homme, et lui dit: Où es-tu ? En Apocalypse 1:1, l’apôtre Jean commence ainsi le livre qui clôt l’histoire de la Rédemption: Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt… Nous pourrions citer des dizaines d’autres exemples qui soulignent le coeur du Seigneur à vouloir communiquer avec les créatures créées à Son image (Genèse 1:26).

Ce dont j’aimerais parler plus précisément ici, c’est la manière toute particulière que l’Eternel utilise parfois pour s’adresser à Ses enfants sur des sujets importants. L’expression de l’amour divin est alors renforcée par l’utilisation, deux fois répétées, du prénom des différents auditeurs.

En Genèse 22 par exemple, nous lisons qu’Abraham reçut l’ordre de l’Eternel d’offrir son fils bien-aimé en sacrifice sur le mont Morija. Alors que la mort rôdait sur l’autel où était lié Isaac, il nous est dit au verset 11a: Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux, et dit: Abraham ! Abraham ! En cet instant crucial, et alors que tout semble perdu pour ce père qui a accepter dans l’humilité les conséquences d’un ordre divin, il reçoit de la bouche même de Celui qui est trois fois saint une vision du sacrifice offert pour chacun d’entre nous: Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes… (Genèse 22:13a).

Aujourd’hui encore, sur la montagne de nos faiblesses et de nos impossibilités, de nos incompréhensions et de nos péchés, cette vision résonne comme un cri d’espoir. Aujourd’hui encore, alors que nous faisons peut-être face à la solitude que nous imposent les résultats de la chute, l’Eternel nous encourage à ne pas sous-estimer le prix déjà payé. Ne négligeons pas ce si grand salut (Hébreux 2:3) et, comme Abraham, répondons avec hardiesse: Me voici ! (Genèse 22:11b). Plus encore, saisissons-nous du sacrifice offert, seule façon pour nous de vivre cette vie de résurrection qui nous est offerte: …et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils (Genèse 22:13b).

Au travers de cet appel: Abraham ! Abraham !, Dieu nous invite non seulement à croire que le prix payé par Son Fils a suffi à ôter le jugement qui nous condamnait, mais Il nous invite aussi à redescendre de nos montagnes de Morija dans la joie que suscite la paix retrouvée avec notre Créateur.

Hébreux 12:1 et 2: Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.