Je ne te condamne pas non plus (1/4)
par Michel Texier

Jean: 8:1-11: Mais Jésus se rendit au mont des Oliviers. Tôt le lendemain matin, il retourna dans le temple et tous les gens s'approchèrent de lui. Il s'assit et se mit à leur donner son enseignement. Les maîtres de la loi et les pharisiens lui amenèrent alors une femme qu'on avait surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent devant tout le monde et dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise au moment même où elle commettait un adultère. Moïse nous a ordonné dans la loi de tuer de telles femmes à coups de pierres. Et toi, qu'en dis-tu  ? Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur le sol. Comme ils continuaient à le questionner, Jésus se redressa et leur dit : Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol. Quand ils entendirent ces mots, ils partirent l'un après l'autre, les plus âgés d'abord. Jésus resta seul avec la femme, qui se tenait encore devant lui. Alors il se redressa et lui dit : Eh bien, où sont-ils  ? Personne ne t'a condamnée  ? - Personne, Maître, répondit-elle. - Je ne te condamne pas non plus, dit Jésus. Tu peux t'en aller, mais désormais ne pèche plus.

Les gens s'approchèrent de lui

Jésus passait beaucoup de temps à enseigner, aussi bien le peuple que Ses disciples. Ses paroles étaient parfois difficiles à entendre mais elles attiraient les foules  (note 1), car Il savait communiquer le cœur de Dieu, Son Père. Nous Le voyons ici dans le temple à Jérusalem, en train d’expliquer les Saintes Écritures.

Note 1
Marc 1 : 22 : Les gens qui l'entendaient étaient impressionnés par sa manière d'enseigner ; car il n'était pas comme les maîtres de la loi, mais il leur donnait son enseignement avec autorité.
Matthieu 8 : 1 : Jésus descendit de la montagne et une foule de gens le suivirent.

Les maîtres de la loi et les pharisiens

Certains, cependant, Le haïssaient et ne supportaient pas Ses discours. Ces gens étaient notamment les maîtres de la loi et les pharisiens, c’est-à-dire les intellectuels et les religieux de l’époque. Ils croyaient tout connaître de la Bible mais ne supportaient pas d’être en présence de Celui qui en est l’auteur. En outre, par leur interprétation des textes sacrés et par les commentaires qu’ils avaient ajoutés, ils faisaient peser sur la population un joug qu’ils ne pouvaient eux-mêmes supporter  (note 2). Or leur influence en Israël à l’époque était telle que personne n’osait s’opposer à eux. Parce que le discours libérateur et saint de Jésus-Christ remettait en cause l’autorité qu’ils avaient usurpée et révélait l’état de leur cœur, ils n’avaient de cesse de Le piéger, pour Le discréditer aux yeux du peuple  (note 3).

Note 2
Matthieu 23 : 1 à 4 : Alors Jésus s'adressa à toute la foule, ainsi qu'à ses disciples : Les maîtres de la loi et les pharisiens, dit-il, sont chargés d'expliquer la loi de Moïse. Vous devez donc leur obéir et accomplir tout ce qu'ils vous disent ; mais n'imitez pas leur façon d'agir, car ils ne mettent pas en pratique ce qu'ils enseignent. Ils attachent de lourds fardeaux, difficiles à porter, et les mettent sur les épaules des hommes ; mais eux-mêmes refusent de bouger un doigt pour les aider à remuer ces fardeaux.
Matthieu 23 : 23 : Malheur à vous, maîtres de la loi et pharisiens, hypocrites  ! Vous donnez à Dieu le dixième de plantes comme la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous négligez les enseignements les plus importants de la loi, tels que la justice, la bonté et la fidélité : c'est pourtant là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger le reste.
Note 3
Marc 11 : 18 : Les chefs des prêtres et les maîtres de la loi apprirent cela et ils cherchaient un moyen de faire mourir Jésus ; en effet, ils avaient peur de lui, parce que toute la foule était impressionnée par son enseignement.
Luc 11 : 54 : Quand Jésus fut sorti de cette maison, les maîtres de la loi et les pharisiens se mirent à lui manifester une violente fureur et à lui poser des questions sur toutes sortes de sujets : ils lui tendaient des pièges pour essayer de surprendre quelque chose de faux dans ses paroles.
Luc 20 : 20 : Ils se mirent alors à surveiller Jésus. À cet effet, ils lui envoyèrent des gens qui faisaient semblant d'être des hommes honorables. Ces gens devaient prendre Jésus au piège par une question, afin qu'on ait l'occasion de le livrer au pouvoir et à l'autorité du gouverneur.

Surprise en train de commettre un adultère

Dans ce passage, leur animosité à l’égard de Jésus est telle qu’ils en viennent, pour Le tester, à Lui amener une femme prise en flagrant délit d’adultère. Informés de l’heure et du lieu de rencontre des amants, ils ont dû pénétrer par surprise dans la maison afin de constater l’adultère, puis traîner la femme à travers toute la ville jusqu’au temple. Là, ils la placent au milieu de la foule, l’exposant à la honte la plus totale. En réalité, leur préoccupation est plus de prouver qu’ils ont raison face à Jésus que de connaître le cœur de Dieu dans cette situation.